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CANTON DE SAINT-GERVAIS-D'AUVERGNE
GUERRE DE 1914 - 1918
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Nécropoles.
Il est donc plus facile d'aller sur le monument (commune) et de choisir la fiche (si elle existe). Des mises à jour continuelles sont faites sur le blog.
30/01/2012 : Mise à jour de la fiche de SAURET Jean-Claude
13/03/2012 : Mise à jour de la fiche de GIDEL Marien
A la mémoire de :
Jean Marius MAZERON
Etat Civil et Généalogie :
Né le 9 octobre 1898, à Lamazière, commune de Saint-Priest-des-Champs, maçon. Fils de Jacques, né vers 1863, et de Marie LECUYER, née vers 1869, cultivateurs à Lamazière.
Service Militaire :
Soldat. Classe 1918.
Matricules : 994 au recrutement de Riom ; 18543 au corps.
Contre l’Allemagne, du 2 mai 1917 au 29 août 1918.
Incorporé, le 2 mai 1917, au 121e Régiment d’Infanterie de Montluçon, passé au 339e R.I. d’Aurillac, 22e Compagnie, le 2 janvier 1918.
Tué à l’ennemi, le 29 août 1918, devant Bagneux (Aisne).
Décès constaté le 11 septembre 1918, sur le champ de bataille du trou des Loups, commune de Leuilly (Aisne).
Le jugement déclaratif de décès a été rendu par le tribunal civil de Riom, le 24 mai 1922.
L’acte a été transcrit à Saint-Priest, le 1er juin 1922, par Pierre Félix Nénot, maire.
Sépulture :
Le corps a été restitué à la famille, le 29 juin 1922.
Fiche Mémoires des Hommes :
Informations prises sur Mémoire des Hommes, journaux des unités.
Journal des marches et opérations du 339e Régiment d'Infanterie, période du 01/01/1918 au 03/09/1918 - Dossier 26 N 755/8 , pages 109 à 125.
Journée du 29 août 1918 :
A 5 heures, notre préparation d’artillerie commence.
A 5h 10, l’ennemi répond par une contre-préparation très violente.
A 5h 25, nos troupes partent à l’assaut des positions ennemies sous le tir intense de l’artillerie et de mitrailleuses ennemies qui causent immédiatement des pertes sérieuses à nos premières vagues et Bataillons de soutiens.
A 6h 18, le Colonel Fourlinnie est informé que le Colonel de Vial Commandant l’Infanterie Divisionnaire 64 est blessé. Le Colonel de Vial conserve le commandement jusqu’au premier déplacement.
Le Colonel Fourlinnie attendra ce déplacement à la ferme de Montécoupé (2e P.C. de l’I.D.).
A 6h 48, reçu le renseignement arrivant du Chef de Bataillon Commandant le 4e Bataillon du 339e le 4e Bataillon est arrêté au point 9651 et ne peut progresser par suite des mitrailleuses de la voie ferrée. La voie ferrée n’est pas prise. J’aperçois un tank retourné vers l’arrière et un en panne. (Capitaine Jeanbernat) :
Autre renseignement provenant du Lieutenant Buzy Commandant la 15e Compagnie du 339 : Aucune progression des unités à notre droite et à notre gauche. L’ennemi tient la voie du chemin de fer.
7 heures, le Colonel Fourlinnie Commandant le Régiment est blessé grièvement par un éclat d’obus au P.C. de Montécoupé. Le Commandant Laverrière prend le commandement du Régiment.
7h 15, reçu de la 13e Compagnie les renseignements suivants : Cette Compagnie, après avoir progressé de 200 mètres environ, et avoir vu deux tanks culbutés devant elle, s’est arrêtée dans un retranchement à 50 mètres environ des allemands qui l’encadrent du feu de nombreuses mitrailleuses.
A 7h 41, le 5e Bataillon (Capitaine Gajac) réserve du 339e est arrêté depuis 6 heures dans la région 9354.
Le talus de la voie ferrée entre 9750 et 9756 est encore fortement occupé par l’ennemi avec de nombreuses mitrailleuses. Devant lui, les 1ères vagues sont terrées à l’Ouest de la voie ferrée. De nombreux blessés sont signalés sur la 1ère ligne, dont plusieurs officiers (Lt Grauss, Lt Girardin, Lt Laporte, Lt Picard), on signale des officiers tués dont le Lt Maussange.
A 8h 27, le Capitaine Jeanbernat Commandant le 4e Bataillon, envoie les renseignements suivants : A 7h 40, l’ennemi est toujours à la voie ferrée et résiste avec de nombreuses mitrailleuses. Je ne sais pas ce qu’est devenu le 340e à ma droite ; en tous cas, je vois assez loin sur ma droite des américains qui progressent, mais les mitrailleuses qui nous font face, leur tirent dessus. Je n’ai pu arriver à la voie ferrée, il m’est impossible d’avancer. Mes pertes en cadres sont sévères ; le Lt Maussange est tué, les Lieutenants picard et Gonon blessés, deux adjudants blessés.
Le Lt Buzy commandant la 15e Cie me dit qu’il ne voit plus d’officiers à la 13e qui est à côté de lui (des renseignements précédents ont fait connaitre que les Lieutenants Girardin et Laporte de la 13e Cie ont été blessés).
Pour prendre la voie ferrée, il faut une forte préparation d’artillerie et des tanks. Je n’ai pas de tanks.
A 8h 30, le sous-lieutenant Maize du 27e B.C.A. est venu au P.C. prendre des renseignements. Son Bataillon est dans le ravin Nord-Ouest de Bagneux.
A 8h 54, renseignements reçus du 4e Bataillon apportés par le soldat Delamarre Fernand 14e Cie. A 8h 30, l’aspirant Serre fait connaitre : suis dans la 1ère ligne boche avec ce qui reste de la 13e Cie et un peloton de la 14e, en liaison à droite avec la 15e Cie, découvert à gauche, des mitrailleuses nous arrêtent en face. Ai pris commandement de la 13e et 14e Cie ; demande munitions.
A 8h 58, une corvée de munitions part ravitailler les voiturettes chargées de matériel pour construction de passerelles se trouvent à environ 100 mètres à l’Est de Montécoupé, sous le commandement du Lt Lecompte.
A 9h 07, on signale un combat engagé entre 2 tanks et des mitrailleuses ennemies se trouvant à la voie ferrée. Les tanks semblent avoir réduit au silence les mitrailleuses boches.
A 9h 30, des renseignements reçus jusqu’à cette heure, il résulte que 3 sections des 13e et 14e Cies se trouvaient à 8h 45 au boyau 9695, croisement de plusieurs boyaux, plus à l’Est la 15e Cie face à la voie ferrée à 100m environ. Ces éléments essayent par V.B. et mitrailleuses de réduire les mitrailleuses de la voie ferrée.
Le 5e Bataillon est dans les tranchées de départ. Des tanks opérant dans le secteur du 340e ont gagné la voie ferrée et descendent vers le Nord-Est, se dirigeant vers les mitrailleuses qui empêchent notre progression.
A 9h 35, le Capitaine Jeanbernat Commandant le 4/339 adresse le C.R. suivant : La voie ferrée vers le point 9755 est atteinte ; quelques mitrailleuses résistent encore au Nord-Ouest ; nous allons essayer de les tourner. Il est nécessaire que le tir d’artillerie soit allongé.
A 9h 40, dès 9h 30, le Chef de Corps du 339, après avoir communiqué des renseignements intéressants sur la marche des opérations à ses 3 chefs de bataillon, leur a donné l’ordre suivant : Suivez attentivement la situation, de façon à profiter de mouvements favorables pour progresser vers la voie ferrée.
A 10h 15, jusqu’à maintenant il a été signalé un officier tué, 10 officiers blessés plus ou moins grièvement, dont le Colonel Fourlinnie (très grièvement). Beaucoup de morts sont sur le terrain. Quant aux blessés, une centaine sont passés au P.S. de Montécoupé et on en signale un grand nombre qui ont été soignés au P.S. du 261e (8054) et au relais des blessés de Bagneux.
A 10h 19, le Chef du 6e Bataillon (Commandant Gardet) envoie le renseignement suivant : La tête de la Compagnie de réserve est arrêtée en 9656. Je suis installé à ce point avec ma liaison et le commandant de la C.M. 6. La Cie de réserve, le peloton de mitrailleuses de réserve et la section de stokes s’étendent entre 9656 et 9258, mélangés à des fractions du 5/339 et 4/261. La 22e Cie est à gauche du 4e Bataillon dans un boyau partant de l’Oune de Montécoupé. Le point de liaison des 4e et 6e Bataillons semble être vers 9555.
A 10h 35, des renseignements reçus jusqu’à présent, il résulte :
1°) Que le 4/339 avait atteint la voie ferrée vers le point 9655, vers 9h 50.
2°) Que le 6e Bataillon semble être proche de la voie ferrée, vers la gauche du 4e Bataillon.
3°) Que le 340e et les américains à notre droite s’efforcent d’atteindre la voie ferrée et de la dépasser ; le 340e notamment reçu l’ordre de pousser par sa droite en liaison avec les américains et de déborder par le Sud les résistances.
En conséquence, les 3 Bataillons du 339e continueront leur pression vers l’Est et continueront à se tenir prêts à profiter de tout mouvement favorable ; notamment le 5e Bataillon appuyera énergiquement le 4e Bataillon.
A 10h 40, un renseignement du Lt Picon, Commandant la C.M. 4 du 339e, daté de 9h 30 est ainsi conçu : Le 4/339 est arrivé à la voie ferrée au point 9755. Nous avons fait des prisonniers avec l’aide des tanks. Il y a encore des mitrailleuses allemandes à réduire à l’Est de la voie ferrée. Une trentaine de prisonniers viennent de se rendre dans une carrière située à 4 mètres à l’Ouest de la voie ferrée. Mes deux officiers, mon adjudant-chef et les officiers de la 13e sont blessés : En conséquence je cumule le commandement de la C.M. 4 et de la 13e Compagnie.
Les américains et le 340e sont arrivés à la voie ferrée et commencent à déborder à droite pour réduire les mitrailleuses d’un fortin situé à 80 mètres à l’Est de la voie ferrée. Le mouvement en avant va pouvoir continuer. Un tank est démoli près de nous ; un 2e tank aide le 340e R.I.
A 11h 45, un 2e renseignement du Lt Picou commandant la C.M. 4/339 daté de 11h 10 est ainsi conçu : Le 4/339 (éléments des 13e, 14e Cies et C.M.4) tiennent solidement la voie ferrée vers le point 9755, ayant à sa droite une fraction du 340e R.I. qui n’a pas l’air d’avancer beaucoup. Je suis le seul officier du 4/339 sur la voie ferrée et j’exerce le commandement sur les troupes qui s’y trouvent. Je fais installer une section de stokes à l’Ouest de la voie ferrée pour tirer sur une mitrailleuse ennemie située à 500 mètres Sud-ouest du point 9755 et qui nous gêne beaucoup.
A 11h 50, l’ordre suivant a été adressé aux 3 Bataillons du 339e à 11h 45 par le Chef de Corps.
La voie ferrée est atteinte par le 4e Bataillon qui ne peut progresser au-delà faute d’un encadrement suffisant. Le Capitaine Commandant le 5e Bataillon enverra une de ses Compagnies renforcer le 4e Bataillon sur sa droite où se trouve le Lieutenant Picou.
Le 6e Bataillon fera des efforts suprêmes pour progresser en liaison avec le 4e Bataillon.
Des ordres supérieurs, venant du Général Mangin prescrivent d’enlever le morceau coûte que coûte. Une trentaine de prisonniers ont déjà été faits par le 4e Bataillon ? Ces prisonniers seront envoyés à l’I.D. 64 après interrogatoire sommaire.
Vers midi, la situation du 339e est la suivante : Du Sud-est au Nord-Ouest de la voie ferrée (du point 9853 au point 9559) : 4e Bataillon, éléments des 15e, 14e et 13e Cies sur le talus Ouest de la voie ferrée ; 6e Bataillon, éléments des 21e et 22e Cies de 30 à 50 mètres à l’Est de la voie ferrée, près de la tranchée Benjonin. 18e Cie en réserve derrière le 4e Bataillon, à la disposition directe du chef du 4e Bataillon en 9655. 23e Cie et 19e Cie en réserve derrière le 6e Bataillon en 9458. 17e Cie en réserve en 9454.
Les Compagnies du 4e Bataillon sont extrêmement réduites. Comme effectif, il reste disponible, le Chef de Bataillon, son adjoint et 3 officiers.
A 13 heures, les troupes s’organisent sur les positions conquises.
20 h 15, le Colonel Commandant l’I.D., par une note de service de 19h 15 prescrit ce qui suit :
La nécessité absolue s’impose de remettre de l’ordre dans les unités, dès la tombée de la nuit. Il appartient aux Chefs de Bataillons de prendre les mesures de détails nécessaires. De plus, les Corps se regrouperont pour prendre les formations arrivantes, largement articulées en profondeur, afin de résister à toutes contre-attaques de l’ennemi et de conserver le terrain si chèrement conquis.
La 1ère ligne est formée en principe pour les 3 Régiments par la voie de chemin de fer. Seul le 261e est sur le plateau. Il importe de se servir du talus du chemin de fer, des trous d’obus pour faire des organisations défensives, permettant d’abord de garder le terrain, ensuite de reprendre le mouvement en avant……………
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