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  • : Le blog de jacot63
  • : Ce blog est le résultat de mes recherches sur les morts du canton de Saint-Gervais-d'Auvergne. J'ai travaillé à partir des monuments aux morts, de mémoires des hommes, de mémorialgenweb, des archives départementales et de l'état-civil des communes. Ce blog à pour but, grâce à votre participation, de servir à collecter tous documents pour une exposition.
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11/12/2014 : Mise à jour de la fiche de GUILHEN Albert Ferdinand

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SP Conscrits 1914

PAR RÉGIMENT

92ri-copie-1

     

 

18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 23:33

A la mémoire de:

Antoine Paulin TIXIER

 

Etat Civil et Généalogie :

Né le 22 juin 1886, à Perol, commune de Saint-Priest-des-Champs, maçon. Fils de Guillaume, né le 26 septembre 1859 à Perol, et de Marie BERAUD, née le 6 janvier 1862, à Mazeron, mariés à Saint-Priest, le 8 février 1885, cultivateurs à Perol.

 

Service Militaire :

Caporal le 28 septembre 1915. Classe 1906.

Matricules : 1849 au recrutement de Riom ; 0645 au corps.

Contre l’Allemagne, du 4 août 1914 au 12 juillet 1916.

 

Mobilisé, le 3 août 1914, au 86e Régiment d’Infanterie du Puy-en-Velay, puis passé au 217 e R.I. de Lyon, 23e compagnie.

 

Disparu, le 12 juillet 1916, dans l’attaque du Bois Fumin, au Nord-Est du Fort de Souville, commune de Vaux-Devant-Damloup (Meuse).

 

Le jugement déclaratif de décès a été rendu par le tribunal civil de Riom, le 21 avril 1920.

Tixier-Antoine1.JPG Tixier-Antoine2.JPG

L’acte a été transcrit, le 5 mai 1920, à Saint-Priest-des-Champs, par Pierre Félix Nénot, maire.

 

Sépulture :

 

Fiche Mémoires des Hommes :

Tixier-Paulin.jpg 

 

Informations prises sur Mémoire des Hommes, journaux des unités.

Journal des marches et opérations du 217e Régiment d'Infanterie, période du 01/07/1916 au 31/12/1916 - Dossier 26 N 717/8, pages 7 à 12.

 

11 Juillet 1916

Dès leur arrivée au tunnel les 19e et 18e Compagnies reçoivent l’ordre de se porter dans la zone Batterie de l’Hôpital – ligne intermédiaire à la disposition de la 141e Brigade. Elles partent à 1 heure pour gagner leur emplacement.

Un peloton de la 18e Cie (S/Lt MOURGEON) est retenu dans le tunnel par le colonel commandant la 141e Brigade.

Malgré un tir de barrage effroyable et les gaz asphyxiants envoyés à profusion par obus, le Commandant VILLEMIN parvient avec ses fractions jusqu’à la batterie de l’Hôpital. Il se met en liaison avec le Lt-Colonel Commandant le 358e régiment d’infanterie établi en ce point et peut garnir par sa droite la position de la ligne intermédiaire dépourvue de feux. Ce mouvement coute des pertes assez sérieuses. Les emplacements ainsi occupés ver 4 heures resteront tenus dans les mêmes conditions jusqu’au 13 au soir sous un bombardement très meurtrier.

La 17e Cie et la 5e C.M. soumises de leur coté à un barrage intensif et aux gaz asphyxiants reçoivent l’ordre de se porter au tunnel.

Pendant que l’attaque se fait pressentir dans les conditions indiquées ci-dessus, le Bataillon SAUVAGE part par alerte de Belrupt à 1 heure et se rend à la batterie de l’Hôpital à la disposition du colonel du 358e où il est maintenu jusqu’à 19 heures.

A 4 h. 30, une attaque ennemie à la grenade se déclenche sur le front des 21e et 23e Compagnies qui ouvrent le feu, font donner le barrage d’artillerie et maintiennent l’ennemi, malgré la vigueur de son élan.

Une attaque plus importante semble avoir été dirigée quelques instants avant sur le point d’appui de droite (Batterie Damloup) ; elle progresse même assez rapidement et bientôt menace à revers la ligne des 21e et 23e Cies. Une section de mitrailleuses boches s’installe sur la croupe E à hauteur de la redoute de la Montagne. Des allemands garnissent le talus et marchent en nombreux groupes sur la 21e Cie. Il est 5 heures.

Pendant que le 21e Compagnie (Compagnie de droite) ouvre un feu violent sur ces groupes, la 23e Cie (Cie de gauche) assure l’inviolabilité de sa ligne. La section de gauche (S/Lt COCHET) établit la liaison, empêchant toute infiltration à gauche, officiers et hommes luttent à la grenade.

Il est 6 heures, l’ennemi est fixé pour l’instant, mais ses mitrailleuses tirent sans interruption et il porte son effort sur la droite. Le Sous-Lieutenant SEUX (section de droite de la 21e Cie) fait connaitre qu’il est tourné. On apprend en même temps qu’une patrouille ennemie venant de la droite est arrêtée par le Lt AUBERGER du 358e, Cdt la section de ce régiment établie à la Trouée de la Laufée.

Enfin, continuant son mouvement débordant l’ennemi parvient au poste de la Montagne. Ce poste de commandement qui ne contient, en outre, du Lt Colonel Commandant le régiment et de trois officiers de la C.H.R., qu’un poste de secours, des blessés et quelques plantons, est rapidement cerné, puis enlevé.

Le personnel est en partie fait prisonnier, toutefois le Lt-Colonel LEYRAUD emmené en captivité, peut échapper à ses gardes à la faveur du combat et revenir, quoique blessé, au poste Montagne où notre contre-attaque le retrouvera tout à l’heure. Le S/Lt ROUX peut également de dégager.

Avant d’être cerné le Lt-Colonel LEYRAUD avait envoyé à la 22e Cie, qui occupait la tranchée de soutien « La Colmar », l’ordre de contre-attaquer de suite dans la direction de la 21e Cie. Cet ordre parvient vers 5 h. 30.

Le Lieutenant GEISSMANN entraine aussitôt sa compagnie à l’assaut, mais les évènements s’étaient précipités ainsi qu’il est décrit ci-dessus.

La 22e Cie aborde d’un seul élan les abords du P.C. Montagne. Bientôt, le Lt GEISSMANN, son chef, puis le S/Lt BERLAND, puis l’adjudant HUBERT, tombent successivement.

Le S/Lt VERKLE tache de progresser sur la droite avec le plus grand courage, mais la compagnie, privée de ses chefs et de la moitié de son effectif ne peut enlever le morceau ; elle se replie sur ses anciennes positions qu’elle conserve jusqu’à ce qu’elle  soit relevée, le 13 juillet.

A 7 heures, le S/Lt COCHET (section de gauche de la 23e Cie) n’a plus de munitions, il se maintient néanmoins sur la ligne de la Laufée. La ligne de la crête reste tenue à gauche et à droite du boyau Altkirch.

A 8 heures, le S/Lt MOUGEON gardé dans le tunnel avec un peloton de la 18e Cie par le Colonel Cdt la 141e Brigade, reçoit l’ordre de renforcer avec sa fraction la ligne de la Laufée, à l’Ouest du poste Montagne.

Il essaie à son arrivée de dégager ce dernier mais ne peut y parvenir en raison de la faiblesse de son effectif et des pertes subies.

Pendant toute la journée, la situation empire sur la ligne des 21e et 23e Cies. Le Commandant TRARIEUX donne l’ordre de faire un crochet défensif à droite, de flanquer la gauche et de tenir coûte que coûte. L’ordre est exécuté.

La résistance est ainsi opiniâtrée jusqu’à 13 h. 30, mais les défenseurs tombent un à un, plusieurs sections ont perdu ½ à ¾ de leur effectif. Une mitrailleuse ennemie prend en enfilade par la droite ce qui reste de la ligne de défenseurs. Toute liaison avec l’artillerie est devenue impossible. Les pertes sont très lourdes ; plusieurs officiers sont blessés, en particulier le Commandant du Bataillon ; sur le point d’être faits prisonniers, les survivants se glissent un peu en arrière sur la ligne de la Laufée où la résistance est organisée.

Pendant la journée et en vue de la contre-attaque sur le poste de la Montagne, les 14e et 15e Cies étaient venues se placer en position d’attente, dans le tunnel, à la disposition du Colonel PRUDHOMME.

Pendant ce temps, la 13e Cie restant à la disposition du colonel CHANSON, Cdt le 358e, d’abord à la batterie de l’Hôpital, puis à 19 heures dans la « position intermédiaire » en remplacement d’une fraction du 370e.

Des fractions du Cdt VILLEMIN (la 19e Cie en entier et la moitié de la 18e) tenaient leurs positions de la batterie de l’Hôpital.

A 19 heures, la 17e Cie (Capitaine CHARDY) renforcée par un peloton de la 13e Cie (Lt BROSSARD) va occuper le tranchée Colmar ; elle a reçu l’ordre de s’y maintenir coûte que coûte entre le boyau Altkirch et le boyau de la Laufée.

A 19 heures, les 14e et 15e Cies (Commandant SAUVAGE) débouchent de la tranchée Colmar où elles étaient venues se placer et sur l’ordre du colonel Commandant la 142e Brigade, attaquent par surprise le poste de la Montagne.

Ces Compagnies enlèvent l’ouvrage, le reprennent en entier, délivrent le Lt-Colonel LEYRAUD maintenu en ce point par les allemands depuis le matin. Elles font en outre 80 prisonniers et poursuivent leur mouvement jusue sur l’ancienne ligne française perdue le matin ; quelques éléments la dépassent.

Les tirs de barrage allemands déclenchés aussitôt que les Compagnies franchissent la crête du Chênois, arrêtent leur élan, les déciment ; une contre-attaque allemande achève de détruire leurs restes.

 Le Commandant à l’attaque (Cdt SAUVAGE) gravement blessé a passé le commandement au capitaine de La VERNETTE adjudant-major ; presque tous les officiers sont tués, blessés ou disparus au cours du combat.

Quelques rares éléments dispersés sont refoulés ; mais la batterie du poste de la Montagne ainsi que la crête du Chênois sont intégralement tenus et rapidement consolidés par les renforts envoyés par la Brigade sur la demande du capitaine de La VERNETTE.

Les débris de la 14e et de la 15e Cie rejoignent alors le tunnel.

217e-Bois-Fumin.JPG 

12 juillet 1916

            Les éléments du régiment restent en position ou en réserve dans la situation exposée ci-dessus. Le bombardement  continu sur toute la ligne avec une intensité diminuée.

            Dans l’après-midi, le Commandant VILEMIN reçoit l’ordre de se rendre au tunnel et de prendre le commandement de ce qui reste du régiment.

 

Bilan 133 tués, 665 blessés et 508 disparus

 

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Published by jacot63 - dans Saint-Priest
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